Le mandarin en bref

    Le mandarin est la langue la plus parlée dans le monde . Elle a 1,5 MM de locuteurs

    Caractères

    1. Le mandarin est une écriture par idéogrammes . Les idées ou les choses sont représentées par des caractères.
    2. Une personne très cultivée connait 10 000 caractères, mais le langage courant n’en utilise que 2 000.
    3. Les caractères sont constitués de 1 à 30 traits.
    4. Il y a un ordre précis pour écrire chacun des traits.
    5. La surface occupée par un caractère est la même qu’il ait 1 trait ou 30 traits.
    6. Il y a une trentaine de types de traits différents (dont 9 principaux).
    7. Les caractères sont construits à partir de quelques centaines de composants « standards ».
    8. Le caractère ne porte pas sa phonétique de façon lisible. Il faut l’apprendre pour chaque caractère.
    9. L’espace entre deux caractère est le même que les deux caractères qui se suivent fassent partie du même mot ou de deux mots différents.

    Phonétique

    1. Le pinyin (1958) est l’écriture phonétique du chinois en lettres occidentales.
    2. Chaque caractère est monosyllabique.
    3. Comme il n’y a que 400 phonèmes monosyllabiques, il en découle que de très nombreux caractères ont la même phonétique (jusqu’à 45 homophones). L’écriture du Chinois par la phonétique n’est donc pas envisageable.
    4. Les phonèmes sont composés d’une initiale et d’une finale.
    5. Pour augmenter le nombre de sonorités monosyllabiques, on a introduit 5 tons : (ton 1 ou ton tenu / ton 2 ou ton montant / ton 3 ou ton descendant puis montant / ton 4 ou ton descendant / ton 5 ou ton léger).
    6. Un même phonème avec des tons différents exprimera des sens totalement différents. Attention aux contresens quelques fois très désagréables.
    7. A l’oral, certains tons sont corrigés en fonction du ton du caractère qui le suit.

    Grammaire

    1. Les caractères ont tous une « clé » (214 au total) qui est l’équivalent d’une racine étymologique.
    2. Il existe beaucoup de mots multi-caractères (essentiellement fait de deux caractères) pour éviter les confusions phonétiques.
    3. Les caractères polyphoniques ont des prononciations et des sens différents selon le contexte bien qu’ils s’écrivent de la même manière.
    4. La lecture des caractères se fait de gauche à droite ou de haut en bas avec première colonne à gauche (autrefois on lisait de droite à gauche).
    5. Les caractères expriment des idées plus qu’un sens précis.
    6. Les verbes ne se conjuguent pas.
    7. Un même caractère peut jouer le rôle de verbe / d’adverbe / de nom / d’adjectif selon le contexte.
    8. Il n’y a pas de temps (passé, présent, futur, …). Certains marqueurs indiqueront qu’on parle du passé ou du futur.
    9. Depuis peu, on accepte une ponctuation du mandarin.
    10. Les caractères n’ont ni féminin ni pluriel. Il n’y a pas de majuscules.
    11. Le mandarin ne comporte pas d’articles.

    Numérique

    1. Les caractères « chiffres » ont deux écritures : une courante et une financière (difficile à modifier) pour écrire le chèques.
    2. Quand les noms communs sont précédés d’un nombre ou d’un pronom quantitatif, il faut intercaler un « spécificateur » entre le nombre et le nom (comme une « paire » de gants en Français).

    Ecriture

    1. On ne peut pas créer de nouveaux caractères. Chaque nouveau mot de la langue doit être construit à partir de caractères existants.
    2. Pour écrire les caractères, les Chinois en écrivent la phonétique en lettres occidentales sur leur clavier et le système IME de l’ordinateur leur propose tous les caractères (plus de 45 quelques fois) qui ont le même phonème.
    3. La syntaxe de la phrase joue un rôle important pour en définir le sens.
    4. Les calculs se font en base 4 (au lieu de base 3 pour l’Occident) : 1 000 000 se dira « 100 – dix mille ». C’est souvent une source d’erreur dans les traductions.
    5. La République Populaire de Chine à procédé à la simplification de l’écriture de 2235 caractères. Ceux-ci restent écrits de manière traditionnelle par Taiwan / Hong Kong / Singapour et par la majeure partie de la diaspora.

    Autres langages associés

    1. Le Mandarin est aussi appelé « Putonghua » ou « langue commune ». Le cantonais utilise les mêmes caractères que le mandarin mais leur prononciation est différente.
    2. Le Japonais a emprunté de nombreux caractères au mandarin mais les expriment également par des phonétiques différentes.
    3. Tous les Chinois quelques soit leur région apprennent le mandarin (9 années d’études obligatoires).
    4. Il y a moins de 8% d’analphabètes en Chine (essentiellement des personnes âgées).